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des sapinières, construites à l'identique, ont fait
revivre à nouveau au fil de 500 km de rivières
et de canaux, la belle histoire des sapinières. Toute l'équipe
de crapa'hutte, transformée pour l'occasion en mariniers,
a embarqué à Brioude pour 30 jours de navigation.
Le périple a pris fin le 6 mai à Paris. L'engouement
médiatique et le soutien extraordinaire
du public arappelé à ceux qui l'avait oublié
que l'Auvergne est un pays riche en culture et en hommes.

De tout temps les hommes ont utilisé les voies d'eau comme
axe de communication et de commerce. L'allier n'a pas échappé
à cette tradition ancestrale puisque dès l'époque
gallo-romaine, la rivière alimentait les échanges
entre Narbonne, Marseille et Nantes. Mais c'est à
l'ouverture du canal de Briare reliant le bassin de la Loire
à celui de la Seine en 1642 que l'histoire des sapinières
prend réellement son essort. Les sapinières,
rustiques et faciles à construire, étaient utilisées
à l'avalaison.
De dimensions variables selon leurs utilisations entre 17 et
23 mètres de long, elles nécessitaient en moyenne
10 sapins et faisaient vivre de nombreux corps de métiers
tels que scieurs de long, charpentiers etc...La cargaison comportait
des céréales, céramiques, poteries, pierres
de volvic, charbon, vin ...Arrivée à Paris, au
port de l'hôpital, après 18 jours de navigation,
le chargement vendu, la sapinière était désossée
et servait de bois de chauffage.
Les mariniers, quant à eux, descendaient à pied avec
les ancres de marines. Cette activité économique,
qui a marqué profondement la vie de la vallée de l'Allier
atteignit son apogée en 1846 où 8600 sapinières
chargées de 20 à 30 tonnes chacune montait à
Paris. Mais la mécanisation des transports et notamment les
chemins de fer sonnèrent le glas de la battelerie sur l'Allier.
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