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Histoire
de Moidas
La vie s’est fixée très tôt à Moidas, en témoigne une grotte néolithique
de Buron.
Mais c’est aux alentours du 16ème siècle, que le village semble
avoir surgi du savoir-faire des hommes. Et de leur savoir-être,
Moidas va bientôt rencontrer son destin.
Après 3 siècles de polyculture qui suffit à peine à la survie des
hommes, c’est en 1860 que la vigne apporte ses heures de gloire
à la basse Auvergne et à Moidas. Le Puy de Dôme profite en effet
de la ruine des vignobles du sud atteint par le phylloxéra pour
devenir le 3ème producteur de France. Les plants directs, importés
du nouveau continent, fournissent un vin de qualité moyenne, amplement
suffisant toutefois pour enrichir notre région. Le paysage se modifie,
les coteaux se couvrent de vignobles retenus par des terrasses empierrées
(les palhas). Sous les maisons à perron, les cuvages et caves abritent
le vin fruité en partance pour Paris.
L’age d’or du vignoble auvergnat prend fin début du 20ème siècle,
anéanti à son tour par le phylloxera. Mais surtout, la 1ère guerre
mondiale, mangeuse d’hommes, retire à cette culture la main d’œuvre
indispensable.
Les coteaux escarpés ne permettront pas la mécanisation des vignes.
L’après-guerre sonne le glas de Moidas, les hommes attirés par les
lumières de la ville, quittent leur village pour une vie moderne
plus facile, eau courante, électricité, écoles… De 11 feux début
19ème siècle, Moidas ne compte plus qu’un seul habitant dans les
années 60. Et c’est un village complètement abandonné que reprend
CRAPA’hutte en 1996. Aujourd’hui, le village revit grâce à la volonté
de passionnés. La vigne ré-apparaît sur les coteaux, les larges
portes de ses cuvages s’ouvrent de nouveau sur le vin de Moidas.
Et pour ceux qui prendront le temps de s’arrêter , c’est un tassou
à la main que nous vous raconterons l’histoire des vignerons d’Auvergne.
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